Parcourir les documents

  • Usines Seydoux
  • Guerre mondiale (1939, 1945)
  • Hôtel de ville
    L'hôtel de ville du Cateau est une construction du milieu du 16e siècle, dans le style de la Renaissance flamande, reconnaissable au pignon à « pas de moineaux ». Sur l'une des pierres du soubassement en grès, on peut voir la date de 1533. On connaît peu de choses de sa construction par manque d'archives, mais il a été édifié en pierre calcaire sur un bâtiment plus ancien : en témoignent les beaux souterrains avec ogives de pierre blanche. Le beffroi est postérieur : il est construit en 1705 par Jacques Nicolas de Valenciennes (également architecte de la nef de l'église du Cateau). A l’origine, la « maison de ville » ne dispose pas d'un beffroi car Le Cateau n'avait pas de franchises, appartenant en bien propre à l'évêque de Cambrai. C'est le plus célèbre d'entre eux, Fénelon qui accède à la demande des Catésiens pour édifier ce beffroi. Surmonté d'un bulbe, il domine l'édifice avec ses quatre étages inspirés de l'architecture de la Renaissance italienne. Au rez-de-chaussée, un porche voûté surmonté d’un balcon permet d’accéder au bâtiment. Proche de l'église dont le clocher est également à bulbe, il compose pour la cité une très jolie vue, au bas de la Place en forte déclivité où à l’extrémité opposée se trouve la statue du Maréchal Mortier, maréchal du Premier empire né au Cateau. Aujourd’hui encore, l'hôtel de ville abrite les services de la mairie, et son carillon, restauré après 1918, rythme toujours la vie de la cité. En 1952 il a accueilli le musée Matisse : le grand peintre (1869-1954) né au Cateau a fait au soir de sa vie une exceptionnelle donation d’œuvres diverses, résumant l'évolution de sa peinture. Des œuvres de Auguste Herbin (1882-1960), pionnier de l'abstraction géométrique, sont venues compléter ce musée qui s'est installé en 1982 dans le Palais Fénelon tout proche, pour s’agrandir et accueillir les nouvelles donations de la famille Matisse et les acquisitions. Au 19e siècle, le beffroi a été restauré par l'architecte Alphonse de Baralle. Mais depuis les pierres calcaires, noircies par le temps, et qui ont tendance à s'effriter, avaient grand besoin d'une restauration complète ; C’est ce qui a été réalisé, et depuis avril 2019, le beffroi remis à neuf se dresse au bas d’une place pavée réaménagée où figure une pierre aux armes de la ville. La qualité de son architecture et sa gracieuse silhouette auraient pu justifier son inscription sur la liste des beffrois du Nord retenus par l’Unesco, au titre du Patrimoine Mondial de l’Humanité. Malheureusement, le beffroi du Cateau ne figure pas sur cette liste.
  • Une Cité d'échanges commerciaux
    Situé au contact des deux régions différentes que sont le Cambrésis et la Thiérache, le Cateau est une ville d’échanges, donc de marché, de commerce et d’artisanat. Du 19e siècle jusqu’à la moitié du 20e siècle, une prospérité commerciale régnait dans la ville du Cateau-Cambrésis. Il y avait de nombreux marchés : le marché aux bestiaux tous les 22 du mois, et qui se tenait exceptionnellement pendant neuf jours consécutifs les 22 septembre et 22 novembre à l’occasion de la Saint-Matthieu et de la Sainte Catherine, la grande foire de la Saint-Matthieu (cf. article de la Foire Saint-Matthieu), ainsi que le marché au beurre sur la place. La ville comptait également de nombreux petits commerces, notamment la Maison Dupuis (une bijouterie-horlogerie tenue par plusieurs générations), un cabinet de photographe, un magasin de verrerie-vaisselle, l’Hostellerie du marché, ainsi que de nombreux cafés, bars et estaminets. Malgré les difficultés actuelles du petit commerce, apparues avec l’arrivée des grandes surfaces et le commerce électronique, les commerces de la ville d’aujourd’hui ont toujours une forte ressemblance avec ceux des siècles derniers. Les catésiens retrouvent encore un photographe, des bijouteries-horlogeries, plusieurs cafés et des bars. L’Hostellerie du marché a également rouvert ses portes récemment, le 14 janvier 2019. Source : Christiane BOUVART et Les Amis du Catésis, Le Cateau-Cambrésis, Saint-Cyr-sur-Loire, Ed. Alan Sutton, coll. « Mémoire en images », 2004, 128 pages
  • La Foire Saint-Matthieu
    Le Cateau-Cambrésis a toujours été une ville animée par des marchés. Ils attiraient de nombreux villageois, notamment lors de la foire Saint-Matthieu. C’est une grande foire, accompagnée d’une ducasse, qui se fait en souvenir de la première fête datant du 22 septembre 1022. Les catésiens profitaient de celle-ci pour se rhabiller, et faire leurs provisions pour l’hiver. Dans les villages, il y avait pour habitude d’inviter ses proches à festoyer lors de cet évènement. La Foire Saint-Matthieu existe encore aujourd’hui. Christiane BOUVART et Les Amis du Catésis, Le Cateau-Cambrésis, Saint-Cyr-sur-Loire, Ed. Alan Sutton, coll. « Mémoire en images », 2004, 128 pages
  • L'usine Degrémont du Cateau-Cambrésis
    Fondée en 1871 par Aldebert Degrémont, l'usine du Cateau est à l'origine un atelier de construction mécanique fabriquant du matériel industriel varié : appareils de graissage, articles emboutis, poches de fonderie et accessoires de chaudières. En 1903, elle devient une société à part entière sous le nom « Degrémont, Samaden et fils ». C'est son fils Émile qui amorce un tournant en développant une activité de traitement des eaux industrielles, donnant naissance aux Établissements Émile Degrémont. Cette branche eau sera ensuite poursuivie et développée de façon autonome par son petit-fils Gilbert, qui fonde en 1939 une entreprise distincte à Rueil-Malmaison, devenue le futur groupe Degrémont-Suez. L'usine du Cateau, quant à elle, connaît plusieurs changements de propriétaire au fil du XXe siècle. Après plusieurs générations au sein de la famille Degrémont, elle est cédée en 1972 à la C.I.F.E (Compagnie Industrielle et Financière d'Entreprise), basée à Nantes, puis en mars 1991 au groupe Poupel, basé au Havre. Cette dernière période est marquée par des années difficiles et de multiples licenciements. En février 2007, l'usine est finalement rachetée par Eiffage, premier groupe de construction français. Aujourd'hui laissé à l'abandon, le site est devenu un lieu prisé des amateurs d'exploration urbaine. Ses structures vétustes et ses bâtiments en décrépitude en font pourtant un endroit extrêmement dangereux. La friche a déjà été le théâtre d'accidents graves : un jeune homme de 22 ans, venu pratiquer l'urbex, a ainsi chuté dans un puits à 25 mètres de profondeur, nécessitant l'intervention du groupe de sauvetage en milieu périlleux pour l'extraire, avec de nombreuses fractures aux jambes et au bassin. Toute intrusion sur le site est formellement interdite.
  • Manufacture de Carrelages Céramiques Simons
    Félix Simons créé en 1868 des usines de céramique à son nom, où est produit du carrelage. Il y a deux sites : l’usine 1, où on fabrique des petits carreaux, et l’usine 2, où se déroule la fabrication des grands carreaux. Les usines étaient réputées, à tel point qu’elles sont diplômées du « Prestige de la France », un titre décerné qu’aux productions de haute qualité. Le carrelage était fabriqué à partir d’argile provenant d’Allemagne livré aux usines. La réception faîtes, le processus de fabrication du carrelage commence. Les ouvriers font sécher l’argile, puis ils le façonnent, et le font cuire au four pour terminer. Enfin, les carreaux sont conditionnés, puis expédiés. Les usines Simons ont été victimes des Guerres mondiales. En effet, l’usine est détruite en 1914-1918. En 1928, la Manufacture de Carrelages Céramiques est alors créée. Mais en 1944, l’usine subit des nouveaux des bombardements, qui en démolissent une partie. Malgré cela, elle se relève et se modernise ; dans les années 1960, les usines sont équipées de fours modernes et d’atomiseurs qui font augmenter la production journalière. A la fin du XIXe siècle, les usines Simons sont fragilisées ; elles sont en liquidation judiciaire. L’entreprise Winckelmans de Lomme, spécialisée dans le petit carreau, avait pour objectif de sauver Simons de la fermeture en rachetant les usines, mais ce projet a été refusé. En 1999, la production est arrêtée, et les 42 salariés sont licenciés. Les biens de l’usine sont vendus aux enchères.
  • Patrimoine naturel
  • Le Ruisseau de Tupigny et l'arboretum rue de Fesmy
    En suivant les sentiers temporaires sur deux kilomètres, vous découvrirez l'espace paysagé, avec chêne, hêtres, érables, bouleaux, frênes et arbres d'ornement. Un escalier acrobatique vous permettra de longer le ruisseau de Tupigny au creux d'un profond fossé, tandis qu'un belvédère proche de la voie ferrée vous révèlera le relief accidenté du site boisé. La gestion de cet espace naturel privilégie l'évolution spontanée des arbers et plantes. Des massifs d'orties absorbent les nitrates déversés dans les champs voisins. On peut y découvrir deux espèces d'orchidées et de nombreuses plantes sauvages, comme la consoude, autrefois utilisée pour ses propriétés médicinales. En 2025, le site a été restauré .
  • La Selle, un cours d'eau industriel
    C'est au 19ème siècle que l'importance économique de la Selle s'est affirmée dans la ville : de nombreuses manufactures se développent en utilisant la force motrice de ce cours d'eau. Le débit de la Selle est constant à toute période de l'année et ses eaux abondantes permettent le lavage de la laine et des cuirs exploités dans les tanneries. Elles alimentent aussi les teintureries et autres industries gourmandes en eau. La rivière sert également de poubelle gratuite pour les déchets industriels et les graisses animales évacuées par les abattoirs installés dans le lit majeur de la rivière... Jusqu’en 1835, la ville du Cateau était entourée de remparts. La Selle et son affluent, le ruisseau de Tupigny, fournissaient l'eau pour noyer les fossés qui ceinturaient les murailles. L'eau dans la ville, c'est aussi celle que la population trouvait dans les pluies -eau de boisson et de poison, car elle était la cause de nombreuses épidémies de choléra - et les sources qui affleurent à proximité de la rivière, dans le centre de la ville. La Fontaine Rolland, rue de la République, le lavoir de la rue Chancy et le puits profond de la Brasserie historique sont encore visibles.. Captée dans les galeries souterraines, l'eau de la nappe phréatique permit vers 1880, l'approvisionnement en eau des Catésiens Transformés en lavoir vers 1850, ces sources alimentaient les brasseries . L'eau est en effet la matière première de la bière Après le décès d'Auguste Seydoux, manufacturier textile et maire du Cateau, sa veuve finança les travaux d'adduction d'eau potable. Les habitants du Cateau, en majorité des travailleurs des usines lainières ou métallurgiques, puisaient enfin une eau non souillée. La rivière fut aussi dès 1900, utilisée pour remplir le bassin des bains froids, la première piscine municipale. L'eau de la Selle avec quelques têtards, permettait aux Catésiens de nager et de se laver, la piscine était alors proche des fonderies... C'est enfin la rivière qui fournissait les poissons pêchés par les ouvriers dont les faibles salaires ne pouvaient financer l'achat de viande en quantité suffisante. Vers 1830, on envisagea de canaliser la Selle pour la transformer en voie d'eau navigable! Ce projet aurait permis aux péniches de rejoindre la Sambre, à Ors, depuis l'Escaut, à Denain. Aucune suite ne fut donné à ce projet. Époque contemporaine Depuis plusieurs années, la Selle fait l’objet d’importants travaux de restauration écologique et paysagère. Au Cateau-Cambrésis, les berges ont été réaménagées et végétalisées, notamment rue des Digues, afin de redonner à la rivière un aspect plus naturel et de favoriser les promenades au cœur de la ville. Menées par le Syndicat Mixte du Bassin de la Selle en lien avec les associations locales, ces actions visent également à restaurer la continuité écologique du cours d’eau et à améliorer la qualité de l’eau. La Selle est aujourd’hui considérée comme un véritable réservoir biologique : ses eaux fraîches et oxygénées abritent encore une population remarquable de truites fario sauvages (Salmo trutta), espèce devenue rare dans le département du Nord. L’association de pêche et de protection du milieu aquatique « La Truite Sulpicienne et Béninoise » joue un rôle essentiel dans cette préservation. Nettoyage des berges, suivi piscicole, protection des frayères, sensibilisation du public ou encore défense du « no-kill » ont permis de mieux protéger cette rivière fragile et son écosystème. Grâce à ces efforts conjoints, la Selle demeure aujourd’hui l’un des derniers cours d’eau du Nord où subsiste une population importante de truites fario sauvages. La rivière, longtemps exploitée puis dégradée par les activités humaines, redevient peu à peu un élément identifié du patrimoine naturel et paysager catésien.
  • Un vieux pays de France, l'Arrouaise
    Sur la limite du Catésis, une très ancienne frontière sépare de nos jours les départements du Nord et de l'Aisne. Jusqu'en 1768, elle portait les limites du Cambrésis, principauté indépendante liée au Saint Empire Germanique et de la Picardie, province septentrionale de la France. Sur cette frontière, la petite région appelée Thiérache était jadis une immense forêt que J.P. Renard, universitaire picard, décrivait ainsi "une vaste forêt, en position de marche, prolongeant vers l'ouest les massifs de l'Ardenne toute proche, en direction de l'Arrouaise, au sud de la forêt charbonnière, dont Mormal est un vestige." Le pays d'Arrouaise, forêt frontière, a toujours été écartelée entre différents territoires. Dès l'époque gauloise, les nerviens du Hainaut y rencontraient les "Viromandui", de la région de Saint-Quentin, ville proche de Montigny en Arrouaise . Ce pays d'Arrouaise est de nos jours presque totalement ignorée. Que peut-on en savoir ? Il existe, au nord de Péronne, un village nommé Mesnil en Arrouaise. Par ailleurs, au début du XVIIIe siècle, Bohain en Vermandois était entouré d'une forêt d'Arrouaise, aujourd'hui essartée. Il en subsiste la pittoresque forêt d'Andigny : "La petite Arrouaise". Près du Cateau, au sud de Rejet de Beaulieu, on peut encore voir le bois d'Arrouaise. Au XIXe siècle, sur ce plateau entre Wassigny et Oisy, dans l'Aisne, une immense "ferme-modèle", installée vers 1860, fut à l'origine de la disparition de cette vaste forêt qui s'étendait alors sur cette région reculée et fit la fierté des agronomes du Second Empire. Au cours de la Seconde Guerre mondiale, des parachutages alliés ravitaillaient le maquis de Mazinghien : le plateau était isolé dans la campagne. Il est probable que, dès le XIIe, les moines de l'Abbaye de Fesmy entamèrent le défrichement et essartage de la vieille forêt. Cette ferme de l'Arrouaise existe encore de nos jours. Ce pays de Thiérache et d'Arrouaise, qui avait autrefois séduit l'écrivain Marc Blancpain mériterait bien quelques études historiques. Cependant situé à l'écart des routes et des villes, écartelé depuis toujours par l'histoire, ce pays de frontière et de forêt est un refuge discret pour l'oubli... et le rêve.
  • Piscine extérieure du Cateau-Cambrésis
    Piscine en plein air établie vers 1900 au bord de la rivière la Selle, à proximité de la cascade et de la fonderie, à Le Cateau-Cambrésis (Nord, Hauts-de-France). Dite « bassins froids » en raison du caractère non chauffé de ses eaux, elle constituait un lieu de délassement pour les ouvriers des industries locales (textile et métallurgie). Investie par l'armée allemande en 1914, elle est dotée vers 1935 d'un plongeoir. Fermée le 31 août 2011 — date de la dernière séance de baignade —, le stade nautique a ensuite été reconverti en espace de promenade (espace Thuru).
Browse all